La Coupe du Monde Féminine, qui a débuté le 7 juin, est plus qu’une compétition sportive. Le service Impact et Héritage du Comité d’Organisation Local (COL) a proposé aux 24 équipes de participer à un ensemble d’actions sociales pour promouvoir les valeurs de la compétition : solidarité, mixité, éco-responsabilité et relations internationales. Parmi ces activités figuraient l’ouverture d’au moins un entraînement à un public dédié, sur remise d’invitations. Retour sur une initiative appréciée.

Du 3 au 14 juin, le service Impact et Héritage (ILES) du Comité d’Organisation organise 64 actions sociales. Parmi elles, s’est déjà tenue la majorité des 27 sessions d’entrainement prévues – ou Community Training Sessions – auxquelles ont été invités des écoles, associations sportives et centres de loisirs des communes où se déroulaient ces séances. Plusieurs centaines de jeunes de tous les âges ont ainsi eu l’opportunité de découvrir les coulisses de la préparation des joueuses avant leur entrée en lice dans la compétition.

Pour certains, ces sessions d’entraînement étaient l’occasion de découvrir le football féminin d’une part, de nouvelles cultures d’autre part. « On parle quelle langue en Argentine ? » demande une jeune fille joueuse du Racing Club à Colombes, pendant l’entraînement des Albicelestes. Poussés par cette proximité avec les joueuses, représentantes de leurs nations, les enfants n’hésitent pas à les interpeller dans leur langue, demandant autographes, photos ou simplement un sourire. Tous les moyens sont bons pour attirer leur attention. Et quand les noms sont inconnus, le recours au smartphone devient indispensable.

De belles surprises se présentent à la lecture de la fiche d’une joueuse : « C’est vrai ? Elle joue à Lyon ? » s’exclame une jeune supportrice au sujet de la capitaine japonaise, Saki Kumagai. Un intérêt de plus en plus prononcé, au fur et à mesure que le public en découvre davantage sur ces footballeuses. Elles deviennent des stars et gagnent le cœur des supporters. L’ambiance des gradins est souvent digne de tribunes d’un stade en plein match. Lors de l’entraînement de la France à Clairefontaine, les 400 élèves de Croissy et Paris, brandissant fièrement leurs drapeaux, n’ont pas attendu très longtemps pour entonner l’hymne national et encourager leurs idoles. À Montmorency les tirs, les arrêts et les buts des Japonaises étaient applaudis avec entrain.

Faisant partie des meilleures du monde, ces joueuses sont un exemple pour beaucoup dans la tribune. Un groupe d’adolescentes, qui évoluent à l’US Gennevilliers, l’avoue : « On est venues pour voir à quoi ressemble un vrai entraînement. » Elles suivent avec attention chaque fait et geste des Coréennes. À Colombes, d’autres footballeuses en herbe sont elles aussi inspirées et improvisent un concours de jongles dans un coin des gradins. Il n’est pas rare d’entendre « Plus tard, je serai professionnelle, comme elles ! » dans le public. Sans surprise, les séances d’autographes à l’issue des entraînements sont donc les moments forts de la journée. Occasion unique d’échanger avec leurs nouvelles idoles avant de les retrouver dans les gradins de l’un des neuf stades de la Coupe du Monde Féminine ou même, dans quelques années peut-être, sur la pelouse d’une enceinte. Qui sait.

Revivez en image ces sessions ouvertes à un public invité.