Depuis 2011, le football féminin connaît une croissance exponentielle en France. Pour la saison 2017-2018, 169 312 licenciées étaient recensées contre 81 153 sept ans plus tôt.

Le nombre de pratiquantes est l’exemple le plus représentatif de ce phénomène avec une augmentation de 53 372 en 2010-2011 à 125 412 en 2017-2018 mais c’est une tendance qui se confirme également pour le nombre de dirigeantes et d’arbitres.

La raison de cette hausse significative ? La performance historique de l’équipe de France femmes lors de la Coupe du Monde 2011 en Allemagne où elle avait atteint les demi-finales. Élu Président de la Fédération la même année, Noël Le Graët a alors décidé d’impulser plan fédéral de féminisation, porté par Brigitte Henrique, ancienne Secrétaire Générale et désormais Vice-Présidente Déléguée. À l’époque, le but consistait à faciliter l’accès au football pour les petites filles et à franchir la barre des 100 000 licenciées, objectif atteint en février 2016.

Afin de poursuivre la structuration de la pratique et son encadrement, la Fédération Française de Football a impulsé un plan Ambition 2020 ainsi qu’un projet Héritage 2019. Son but ? Que les Coupes du Monde Féminines de la FIFA, 2018 (U-20) et 2019 (Seniors) participent au développement en mettant le football féminin sous le feu des projecteurs.

Pour cette première compétition organisée à domicile, l’Équipe de France, troisième au classement FIFA (décembre 2018) et dirigée par Corinne Diacre, sera l’une des têtes d’affiche. Elle concentrera les rêves de tous les clubs et pratiquantes. Car l’accueil de ce tournoi représente une récompense pour l’ensemble des acteurs du football féminin qui œuvrent depuis plusieurs années pour sa promotion.

STATISTIQUES

Le Championnat de France

L’équipe de France

Les chiffres clés pour la saison 2018-2019