Sept mois après la fin de la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA™ en Bretagne (5-24 août 2018), c’est l’heure du bilan pour le Comité d’Organisation Local (COL), la FIFA et la Fédération Française de Football. L’héritage social, environnemental et économique de la compétition sur le territoire breton a-t-il été à la hauteur ? La réponse est positive pour les sites qui brossent un portrait élogieux du tournoi et de ses répercussions à l’échelle locale.

Cela faisait partie des objectifs des organisateurs du Mondial Féminin U-20 en Bretagne : laisser un héritage tangible au territoire hôte, la Bretagne, lequel sera de nouveau sollicité dans le cadre du Mondial Féminin senior (7 juin – 7 juillet) avec 7 matches prévus à Rennes.

Par l’intermédiaire des services Impact et Héritage du COL et « Women’s Football» de la FIFA, les communes bretonnes sollicitées au mois d’août 2018 ont ainsi perçu des dotations financières et matérielles. Au total, l’équivalent de 236 000€ de matériel a été versé aux villes impliquées, dont la moitié à destination des 17 terrains d’entraînements. Ballons, buts fixes et amovibles, murs de coup francs, hais, plots de slalom ou encore échelles d’agilité sont autant d’équipements dont ont bénéficié les clubs. Pour les organisateurs, il s’agissait d’abord de remercier les divers acteurs – villes, clubs, bénévoles – pour leur implication dans ce Mondial. Mais cette action s’inscrivait aussi pleinement dans le plan Héritage 2019 de la FFF, qui souhaite profiter de ces deux Coupes du Monde Féminines pour aider à la structuration des clubs en matière d’accueil des jeunes filles, et dans la volonté de la FIFA d’accélérer le développement de la pratique sur le territoire français.

Pour marquer l’importance de ces dotations, certaines villes ont même effectué une cérémonie officielle. C’est notamment le cas de Rosporden. Terrain d’entraînement des équipes d’Espagne, du Nigeria et de la République Populaire de Corée, la commune a souhaité en faire profiter ses deux clubs, le Rosporden FC et l’AS Kernevel.

Cependant, comme en témoigne Éric Larzul, Responsable du Service des Sports, l’héritage de la Coupe du Monde Féminine U-20 ne se traduit pas qu’en biens tangibles. En effet, la mise aux normes des infrastructures et l’expérience acquise par les personnes mobilisées est un leg non mesurable dont les clubs bénéficient au quotidien : « Les formations des jardiniers nous ont permis d’appliquer les méthodes aux six autres terrains en herbe de Rosporden. Les connaissances techniques servent au jour le jour et permettent aux équipes engagées en championnat de jouer sur des terrains en excellent état et, ce, malgré les intempéries que l’on a connues cet hiver. Les pelouses n’ont pas été les seules à avoir subi une remise à niveau avant le Mondial. Les vestiaires, les abords des terrains comme les mains courantes ou encore les tribunes ont tour à tour fait l’objet d’une rénovation. »  

Les nouveaux et nouvelles licencié.es apprécient ce matériel qu’ils utilisent lors de leurs entraînements. Mais la Coupe du Monde a aussi marqué leurs jeunes esprits autrement. « De nombreux bénévoles ont été mobilisés. Nos joueuses et joueurs ont pu participer aux animations proposées par le Comité d’Organisation et par la mairie en amont et pendant le Mondial. Beaucoup se sont déplacés à Concarneau pour assister aux matches. L’expérience et les souvenirs restent le plus bel héritage de cette Coupe du Monde », reprend Éric Larzul.

©LOC/Julia Chenu

Entraînement de l’Espagne, ouvert à un public dédié, sur le terrain du FC Rosporden

Dans moins de trois mois, la Bretagne pourra de nouveau célébrer une Coupe du Monde de la FIFA™ et espérer revivre les émotions de 2018. En attendant le début de la compétition, de nombreuses animations sont proposées par la Ligue de Bretagne pour préparer le public aux festivités.