Le musée itinérant Il était une fois les Bleues arrive bientôt au terme de son périple. Avec 18 étapes en 6 mois, c’est l’ensemble du territoire qui a pu découvrir l’histoire de l’Équipe de France féminine de football. Et à quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du Monde Féminine™, on ne peut que s’en réjouir. Alors que le musée s’installera à Clairefontaine le 4 juin, Élisabeth Bougeard-Tournon, à l’initiative de ce projet, livre son sentiment.

« Quel était le but de ce tour de France du musée consacré aux Bleues ?

Notre volonté était de faire connaître le football féminin et son Équipe de France. 2019 est l’année de la Coupe du Monde Féminine™, la première organisée en France. Et pourtant, peu de gens connaissent des joueuses actuelles ou anciennes. Nous souhaitions remédier à la situation en scénarisant l’exposition à travers des objets leur ayant appartenu, tels que des trophées, maillots, ballons, affiches. On ne voyait pas de meilleur moyen pour témoigner de leur vécu.

La tournée s’est déroulée dans de nombreuses villes, à la fois dans des régions hôtes du Mondial. Mais pas uniquement.

On le voit au quotidien, la promotion autour de l’événement et donc de l’Équipe de France a bel et bien lieu dans ces territoires hôtes. Nous souhaitions aller là où peu d’activités étaient mises en place et amener le public de ces autres territoires à s’intéresser au football féminin. C’était d’ailleurs notre premier critère : exposer le musée ailleurs que dans les 9 villes hôtes. Bien entendu, lorsque les circonstances s’y prêtaient, nous y sommes allés. À Rennes par exemple, nous avons profité de la tenue de la Foire Internationale en mars. Pour nous, c’était un très bon moyen de cibler un nombre important de visiteurs.

Quelle a été la réaction du public en découvrant l’exposition ?

La surprise et la méconnaissance sont deux notions qui sont vite apparues. Très souvent nous avons entendu des phrases comme « on ne savait pas que l’histoire de l’Équipe de France féminine remontait à si loinou encore « On parle souvent des hommes mais pas des femmes. Grâce à cette exposition, on découvre quelque chose d’important dans l’histoire du sport français. » C’est gratifiant pour nous et pour ces 313 joueuses qui ont porté le maillot. Globalement, c’est un succès, une réussite au-delà de nos espérances.

Beaucoup d’ex-internationales se sont mobilisées à l’occasion des diverses étapes.

En effet, nous avons souhaité que celles qui ont forgé l’histoire des Bleues participent à sa promotion. Elles sont nombreuses à avoir répondu à nos sollicitations, certaines pour plusieurs étapes, d’autres pour une seule, en fonction de leurs obligations personnelles. Chacune a pu raconter son parcours et lever un voile sur une partie de l’histoire de l’Équipe de France.

On imagine que c’est une belle reconnaissance de leur travail ?

Bien sûr. Leur témoignage autant que leurs souvenirs, est précieux. Elles sont les premières à le reconnaître. Le 16 mai à Chartres, Jocelyne Ratignier, première buteuse tricolore, me confiait son émotion devant l’affiche d’avant-match France – Pays-Bas (1971, victoire de la France 4-0), au cours duquel elle marque un triplé. Les enfants comme les parents viennent discuter avec les anciennes et leur demander des autographes… sur des cartes postales faisant figurer l’équipe actuelle ! Cette image est belle. L’histoire de l’Équipe de France féminine continue de s’écrire avec les joueuses de Corinne Diacre. Et elle s’écrit grâce à nos pionnières. »

Avant de rejoindre la ville de Lyon du 26 juin au 7 juillet, vous pourrez visiter le musée à Capbreton (31 mai-2 juin) puis à Nice en marge du match de l’Équipe de France (10-12 juin) ainsi qu’à Vrigne-aux-Bois (Ardennes) les 22 et 23 juin.