Moussa a quitté le Mali pour la France en 2012 et sa vie a depuis, beaucoup changé. Aujourd’hui chauffeur de poids lourds en Bretagne, il a décidé de s’engager en tant que Volontaire pour la Coupe du Monde Féminine™ (7 juin – 7 juillet) pour renouer avec son ancienne vie de stadier.               

Ce passionné de football a dédié une grande partie de sa vie à la discipline. Entre 2008 et 2012, il enseignait le sport au collège et pendant son temps libre, Moussa était bénévole lors des matches de l’équipe nationale masculine du Mali. À la suite de débordements de supporters, il a bénéficié d’une formation de « steward » pour savoir comment gérer les conflits et améliorer l’image du football malien auprès des officiels présents. Mais depuis son arrivée en France en 2012, sa carrière a connu un tournant. De professeur et stadier, il est devenu conducteur de poids lourds. Pourtant, il n’a pas oublié son expérience passée et a eu l’occasion de la mettre en pratique à l’Euro 2016 en tant que Volontaire : « Lors du premier match au Parc des Princes auquel nous avions assisté, la Turquie avait perdu (1-0) contre la Croatie. L’ambiance était chaude, ça m’a rappelé le Mali. » Il est donc bien armé pour commencer sa mission de Service aux Spectateurs en juin prochain.

Plutôt adepte du football chez les garçons, Moussa admet son manque d’expertise dans la pratique féminine : « Au Mali, je n’avais jamais vu de match de football féminin parce qu’il n’y est pas aussi développé qu’ici. Mais la Coupe du Monde permettra de casser cette barrière de l’ignorance, dans mon cas comme dans l’ensemble de la société. Je suis convaincu que de plus en plus de personnes s’y intéresseront. ».  Il n’a vu aucune rencontre de la Coupe du Monde féminine U-20 en Bretagne l’été dernier, mais marqué par l’atmosphère qui se dégageait, a décidé d’en savoir plus. Depuis, il regarde régulièrement les matches de l’Olympique Lyonnais et du Paris Saint-Germain, ce qui a fini par le convaincre de postuler au Programme Volontaires. Son souhait le plus cher est qu’à l’issue du Mondial, l’intérêt pour le football féminin en France et dans le monde grandisse encore un peu plus et, qu’enfin, les joueuses soient mises en valeur comme elles le méritent. Elles qui sont de « vraies guerrières » selon lui.