Isabelle Gibassier, ancienne internationale française, a dédié sa vie à sa passion. Aujourd’hui, entraineuse et dirigeante d’une section féminine dans le Calvados, elle veut rendre au football ce qu’il lui a apporté. C’est pour cette raison qu’elle a rejoint la Coupe du Monde Féminine™ en tant que Volontaire.

« J’ai eu ma première licence à 14 ans et je n’ai jamais quitté le football depuis ». C’est ainsi qu’Isabelle, 58 ans, commence le récit de sa vie. L’ancienne joueuse de Caen et de Condé (Calvados), internationale française entre 1982 et 1983 (3 matches), n’a pas eu la carrière de certaines joueuses actuelles : à l’époque, le football féminin était amateur, elle travaillait – et encore aujourd’hui – au Centre Hospitalier Universitaire de Caen pour gagner sa vie. Pourtant, elle garde de très bons souvenirs de ces années en tant que joueuse, notamment grâce à son employeur qui a usé de souplesse pour lui permettre de voyager et accomplir ses rêves : « C’était une chance, j’ai voyagé plus que ce que je n’aurais pu imaginer. C’était un rêve qui se réalisait, une passion qui devenait réalité. » Pas étonnant, donc, qu’elle ait eu du mal à « couper le cordon » avec le football après avoir raccroché les crampons. Après un passage à la commission centrale à la FFF, elle devient entraineuse en 2001 et crée une section féminine de football à May-sur-Orne en 2018.

Avec une carrière et un engagement comme les siens, il était donc logique qu’Isabelle saisisse l’opportunité de devenir Volontaire pour la Coupe du Monde Féminine.  « Je voulais voir l’autre côté de la barrière. Quand je jouais, on a beaucoup fait pour moi donc maintenant je vais pouvoir rendre la pareille. » Un mélange de curiosité mais aussi de conviction et d’enthousiasme animent donc l’ancienne internationale. Selon elle, ce Mondial est l’aboutissement de longues années de travail pour la reconnaissance du football féminin, et aujourd’hui, elle espère pouvoir contribuer à la victoire des Bleues à son niveau. Son impatience s’est accentuée depuis le rassemblement des Volontaires au Havre le 30 mars : « J’y ai réalisé le fort engagement des gens. Tout le monde a le sourire et est heureux. J’ai hâte que ça commence, vraiment ! »