Sur les 600 Volontaires mobilisés en Bretagne lors de la Coupe du Monde Féminine U-20 de la FIFA™ à l’été 2018, 212 ont de nouveau candidaté auprès du Comité d’Organisation Local pour prendre part au Mondial 2019. Et près de la moitié a été retenue ! Quatre d’entre eux témoignent de leur intérêt pour ces compétitions et des bienfaits du volontariat.

Hélène Hillion-Guillemin, mobilisée à Reims (Services aux spectateurs)

« Des spectateurs heureux »

« En tant qu’ancienne internationale (62 sélections), participer aux Coupes du Monde Féminines comme volontaire tombait sous le sens. Le football reste ma passion. La Coupe du Monde U-20 était inoubliable pour moi comme pour l’ensemble des participant(e)s. J’ai même eu les larmes aux yeux lors du match d’ouverture lorsque les joueuses sont sorties du vestiaire pour s’échauffer. Tout au long du tournoi où j’étais Volontaire (Organisation des matches), j’ai vraiment réalisé que les spectateurs étaient heureux d’être là. L’ambiance était à la fête et chacun vivait un moment très particulier. Je suis persuadée que l’effet sera décuplé cette année. En plus, l’organisation de la compétition U-20 était parfaite. 2019 ne peut qu’être réussie ! Pour tous, ce Mondial est une opportunité : pour le public d’une part, c’est une occasion, sûrement unique, d’assister à un événement sportif de renommée internationale. Pour la France d’autre part, c’est un moyen de montrer son attractivité. Et bien sûr pour le football et le sport féminin, c’est un tournant. »

Alexis Colelat mobilisé à Paris (Logistique)

« Avoir une expérience terrain »

« En 2018, dès que j’ai entendu parler de la Coupe du Monde U-20, j’ai voulu saisir cette opportunité de rejoindre un Comité d’Organisation et découvrir le monde de l’événementiel sportif. Je ne savais pas du tout ce qu’était le volontariat. En plus de cette découverte et de la possibilité de vivre une expérience humaine inoubliable, je voyais ça comme une chance d’acquérir des compétences. En tant que Volontaire Joker à Concarneau en 2018, j’ai pu toucher à tout : logistique, signalétique, décoration, service aux spectateurs, management des Volontaires etc. J’ai pu mettre en avant ma polyvalence. 2019 est la continuité de la compétition 2018. Et c’est aussi une ligne en plus dans mon CV ! À l’heure actuelle, en tant que jeune diplômé, il est indispensable d’avoir des expériences sur le terrain si l’on veut travailler plus tard dans ce secteur. »

Pauline Lerond, mobilisée à Lyon (Organisation de match)

« Connaître les coulisses d’un tel événement »

« Je joue au football en club, comme ma sœur. Sauf qu’elle, elle était sélectionnée en Équipe de France U-20 (Justine, gardienne) ! Je savais donc que la Coupe du Monde Féminine U-20 allait se dérouler en France, plus particulièrement en Bretagne. Pour ma part il s’agissait surtout de connaître les coulisses d’un tel événement sportif. Et à l’époque, je m’étais dit que si cela me plaisait, je postulerais pour le Mondial des A. En 2018, j’étais à Vannes au sein du service protocole. Nos missions étaient très prenantes et demandaient un vrai investissement. On a appris tellement de choses ! Et le principal en tant que volontaire, c’est l’ambiance ! Le mot convivialité est utilisé par tout le monde et il est très juste. Avec les autres volontaires, outre nos missions, nous avons profité de chaque instant : jeux vidéo, tennis de table et bien sûr matches de foot ! Un tournoi a même été organisé pendant une journée entière. Je garde d’excellent souvenirs de cet événement et j’ai hâte d’être au mois de juin. »

Laurent Coulibaly, mobilisé à Nice (Services aux spectateurs)

« Mettre en avant le sport féminin »

« J’étais déployé à Saint-Malo pour la Coupe du Monde U-20 pour une raison simple : c’est la ville d’origine de ma femme. Championnats du Monde d’Athlétisme et Coupe des Confédérations à Paris en 2003, Euro 2016 plus récemment… Le volontariat, je connais ! Mon plus beau souvenir à Saint-Malo, c’était l’ambiance entre les organisateurs mais aussi celle mise par les équipes, comme Haïti ! Le Mondial 2019 débute dans un peu plus de 2 mois et j’essaye de le promouvoir dès que j’en ai l’occasion. Ce sera un tournant pour le sport féminin en général. En tant qu’éducateur dans le football et l’athlétisme, je réalise qu’il n’est pas toujours simple pour les filles de pratiquer certaines disciplines. Elles font souvent face aux moqueries. Alors avec cette compétition et surtout si les Bleues réalisent une belle performance, on mettra le sport féminin en avant d’une manière jamais vue jusqu’alors. Et j’espère que les noms de Le Sommer ou Henry seront aussi connus que ceux de Griezmann et Mbappé ! »

En tout, 2500 Volontaires prendront part à la Coupe du Monde Féminine en France qui se déroulera du 7 juin au 7 juillet. Ils seront déployés sur les 9 sites de la compétition. Après les premiers rassemblements ayant eu lieu en mars, ils se retrouveront quelques jours avant le début de leur mobilisation pour une formation avec leurs interlocuteurs directs.