À deux jours de la finale à Lyon, la FIFA et le Comité d’Organisation Local ont dressé le bilan de la Coupe du Monde Féminine. Pari réussi pour les instances dirigeantes qui ont souligné la popularité de la compétition, son impact dans les territoires hôtes et plus encore, son influence dans le développement de la pratique.

S’il faut encore attendre quelques heures pour connaître le dénouement de la 8ème Coupe du Monde Féminine de la FIFA une chose est certaine, cette compétition rencontre un franc succès. Présents en conférence de presse finale, vendredi 5 juillet au stade de Lyon, Gianni Infantino, Président de la FIFA, Noël Le Graët, Président de la FFF et du Comité d’Organisation Local (COL), et Brigitte Henriques, Vice-Présidente Déléguée à la FFF et Vice-Présidente du COL, ont assuré qu’il y aurait bien un « avant et un après Coupe du Monde 2019 ».

Le Président de l’instance internationale a insisté sur l’excellente tenue de la compétition par la FIFA, le Comité d’Organisation et les territoires hôtes, qui ont œuvré tous ensemble afin de livrer la « plus belle Coupe du Monde ». Un avis partagé par Noël Le Graët : « Nous avons donné une belle image de l’organisation, nous avons montré des matches féminins de qualité à beaucoup de gens qui n’en avaient jamais vu et nous avons réussi à remplir les stades, une mission qui paraissait très difficile. » Objectifs atteints pour la FFF, le COL et la FIFA, qui peuvent même se targuer d’avoir battu plusieurs records.

  • 24 rencontres à guichets fermés – dont toutes celles de la France
  • 74,5% de taux de remplissage des stades
  • Audience totale de 850 millions de téléspectateurs dans les pays participants (au 5 juillet 2019)
  • Audience télévisuelle mondiale la plus forte pour le huitième de finale France-Brésil avec 58 761 millions de téléspectateurs sur 21 territoires (battant le précédent record du Mondial 2015, établi lors de la finale États-Unis – Japon avec 52 562 millions de téléspectateurs)

Cette fierté, c’est aussi celle ressentie par Brigitte Henriques. « Il y aura bel et bien un avant et un après Coupe du Monde 2019, juge l’ancienne internationale française. Pendant la compétition, nous avons déjà vu l’inscription de plus de 3 500 nouvelles licenciées pour la saison prochaine. Nous atteindrons très vite les 200 000 et nous sommes prêts à les accueillir. » C’est le moment de rappeler les objectifs fixés pour la pratique féminine d’ici 2020 : permettre aux jeunes filles de s’inscrire dans un club à moins de 15 km de chez elles, augmenter le nombre de dirigeantes et d’arbitres femmes. « Aujourd’hui, nous avons 1 040 arbitres femmes. Nous sommes le deuxième pays au monde, derrière l’Allemagne qui en compte plus de 2 500. C’est un vrai succès partagé avec Laura Georges (Secrétaire Générale de la FFF) qui a porté ce dossier et nous n’allons pas nous arrêter là. Grâce à cette Coupe du Monde, les lignes de notre société ont bougé en termes de mixité. Le football féminin est enfin reconnu, dans le monde entier. »

Pour appuyer ses propos, Gianni Infantino a précisé prendre très au sérieux le dossier du football féminin. Ainsi la FIFA investira 1 milliard d’euros pour son développement, d’ici la fin du Mondial. Le président de la FIFA souhaite également organiser une Coupe du Monde des clubs dès la saison prochaine. Des projets qui promettent un bel avenir à la pratique.