C’était le souhait du Comité d’Organisation Local en France et de la FIFA : faire de cette Coupe du Monde Féminine U-20 2018, puis de celle de 2019, des événements sportifs responsables. Élaborée en amont, la stratégie RSE mise en place est bâtie sur 3 piliers : économie, environnement et social. Différentes actions ont alors été instaurées pour respecter le cahier des charges défini. De l’avis de tous, mais surtout du public et des nations participantes, c’est une réussite pour le département Impact et Héritage à l’initiative de ces actions. Zoom sur les dispositifs éco-responsables dans et aux abords des quatre stades de 2018.

Rien ne se perd, tout se transforme

Sur les 4 sites (Concarneau, Dinan-Léhon, Saint-Malo et Vannes), différents moyens ont été installés afin de recycler plastiques, cartons et…mégots de cigarette.

Donner une seconde vie aux mégots et éviter aux nombreux polluants qui les composent de se déverser dans la nature, c’est possible ! Des cendriers ont été placés dans l’enceinte des 4 stades de la compétition et c’est la société bretonne MéGO qui les récupérera ensuite afin de les retraiter. Comment cela fonctionne-t-il ? Une fois la partie toxique séparée, le mégot est réutilisé dans la fabrication de palettes de transport ou de matière plastique. Et pour protéger la santé de tous, de véritables zones dédiées aux fumeurs ont été aménagées à Vannes, afin de laisser les autres espaces du stade aux non-fumeurs. Succès garanti !

Recyclés également, les bouchons des bouteilles plastiques sont récoltés sur tous les sites de la compétition. Que ce soit au niveau de la buvette, des bureaux de l’organisation, des centres des médias ou encore dans les vestiaires, tout le monde joue le jeu. Les terrains d’entraînement participent également à ce geste responsable ! Une fois récupérés, les bouchons sont reversés à l’association Les Bouchons d’Amour qui les revendra par la suite. L’argent récolté servira à acheter de nouveaux équipements pour les personnes en situation de handicap. À Vannes, environ 2000 bouchons ont été récupérés sur les deux premières journées. Cumulés avec les autres sites, le nombre s’élève à presque 3 500.

Petit plus au stade de la Rabine, un récupérateur d’éco-cups a été installé pour permettre de limiter les quantités de bouteilles plastiques et gobelets distribués ou vendus. Et pour lutter contre le gaspillage, les fruits du site vannetais sont récupérés en lendemain de match par l’association Les cuisiniers solidaires.  Les denrées sont ensuite redistribuées à une population plus démunie ou bien partagées entre les adhérents. En effet, les cuisiniers de l’association sont aussi capables de les « retravailler » afin de créer des plats : soupe, smoothies…

Cependant, le recyclage n’est pas que plastique ou alimentaire ! Un programme de seconde vie de la signalétique des stades est notamment en cours de mise en place, en accord avec les villes hôtes.

Pédaler, c’est bon pour la santé

Le COL a aussi mis en place des parkings à vélos à destination du grand public. L’initiative fonctionne puisqu’à Vannes, les deux racks étaient plein et un troisième a été installé depuis la troisième journée de compétition. Preuve additionnelle du succès du parking deux-roues, les motos se sont garées dans la lignée des vélos ! Agréable surprise pour les organisateurs, puisque cela permet de laisser les abords des stades libres et accessibles aux spectateurs, et n’entrave pas les dispositifs de sécurité. De plus, les membres du COL tout comme la FIFA utilisent également les vélos, puisque la ville de Vannes en a notamment mis à disposition une douzaine afin de réduire l’utilisation de voitures.

 « Se servir de cette expérience pour 2019 »

Delphine Benoit-Mayoux, Responsable du département Impact et Héritage au COL, explique la démarche : « Notre stratégie RSE répond à la fois aux exigences de la FIFA en la matière et à celles présentes dans la charte des 15 engagements éco-responsables signée avec le Ministère des Sports. Nous testons plusieurs dispositifs sur cette Coupe du monde Féminine U-20 et les résultats sont très encourageants même si tout dispositif reste perfectible. Nous allons accentuer nos efforts pour les derniers matchs de la compétition et nous servir de cette expérience pour être encore plus performant pour la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019. »

Les accès aux stades ont également été aménagés pour permettre l’accueil des personnes en situation de handicap. La volonté de l’organisation était de réellement rendre cette compétition accessible à tous et de respecter les valeurs véhiculées par cette Coupe du Monde Féminine. Un pari relevé jusqu’à présent. Il reste quatre journées de matches, à Concarneau et Vannes, pour affiner ces dispositifs et en tirer les enseignements en vue de l’année prochaine.